Juillet 2019

Les publications semestrielles des entreprises confirment le ralentissement de la croissance globale et mettent en évidence quelques poches de décroissance. BASF, notre baromètre usuel de la demande industrielle, n’en anticipe plus que 1,5 % de croissance en 2019 (contre 2,7 % attendus en début d’année). BASF constate en particulier le fort repli de l’industrie automobile au premier semestre (-6 %) et a révisé d’une modeste croissance de 0,8 % à une contraction de 4,5 % ses attentes pour le secteur cette année. La bonne tenue des services devrait néanmoins permettre, selon la société, de conserver 2,5 % de progression du PIB mondial cette année (2,8 % initialement attendus).

Une consommation soutenue dans les secteurs des cosmétiques et de l’alimentation a permis à Givaudan une croissance organique de 6,3 % au premier semestre, dont 3,5 % dans les économies matures et 10 % dans les pays émergents. Il ressort en revanche des commentaires de Schneider Electric une situation plus contrastée en ce qui concerne l’investissement : si le secteur de l’efficacité énergétique, relativement décorrélé de la croissance globale, reste en progression de 6,9 %, celui des automatismes industriels, plus cyclique, est en stagnation sur le semestre et en repli de 1,1 % au deuxième trimestre.
Le recul des commandes de Bobst, équipementier pour les industries de l’emballage et bon indicateur avancé, confirme la maturité du cycle économique (-15 % au premier semestre après quatre ans de progression ininterrompue entre 2014 et 2018). S’agissant des échanges mondiaux, Kuehne & Nagel constate un léger ralentissement (+2,5 % au S1 2019 vs +3 % au S1 2018) de la croissance du fret maritime et un recul des volumes de fret aérien.

Ce paysage macro-économique contrasté avait été anticipé par les marchés financiers lors de la correction boursière de fin 2018, amendée au premier semestre de cette année du fait des mesures prises par les banques centrales pour prolonger le cycle. À fin juillet, les indices américain S&P 500 et européen Stoxx 600 se situent respectivement 1,7 % au-dessus et 2,8 % en-dessous de leurs plus hauts de 2018 et sont en progression annuelle de 18,9 % (+1,3 % en juillet) et 14,3 % (+0,2 % en juillet) respectivement.

Les compartiments de la SICAV Rouvier ont tiré parti de ce contexte plus favorable à la sélection de valeurs « bottom-up » qu’à l’exploitation de tendances « top-down » : Rouvier Valeurs est en appréciation annuelle de 19 % à fin juillet, avec une exposition au marché contenue à 81 % ; Rouvier Évolution conserve 12,6 % de performance avec une exposition ramenée à 48 % ; Rouvier Europe (+15,8 %) poursuit son redressement avec une performance en ligne avec l’indice européen ; Rouvier Patrimoine (+3,6 % avec un taux d’investissement en actions de 17,2 %) reste conforme à son objectif de performance sécurisée.

 

Rapport mensuel