Janvier 2018

Les dirigeants d’entreprises allemandes rencontrées à la conférence de Francfort courant janvier se sont livrés à un exercice délicat consistant à faire partager à leurs auditeurs leur confiance sur les perspectives d’activité et de profitabilité de leurs sociétés tout en évitant de susciter des attentes déraisonnables. Ils étaient clairement conscients de la nécessité de prévenir d’éventuelles déceptions dans un contexte d’anticipations de croissance et de valorisations de marché conjointement élevées.

Cet exercice d’équilibre est celui auquel sont confrontés les investisseurs en actions cette année. Les perspectives de croissance globale sont objectivement favorables, et ce de manière assez rare simultanément dans l’ensemble des zones et des secteurs d’activité sous réserve d’un éventuel bémol concernant l’investissement aux États-Unis. En même temps, les anticipations de croissance des bénéfices corporate sont jusqu’à présent régulièrement revues à la hausse par le consensus et soutiennent des valorisations de marché élevées.

Dans un tel contexte, toute déviation par rapport aux attentes aussi bien macro que micro-économiques peut avoir des conséquences boursières importantes. C’est ainsi, dans un sens négatif, qu’un relèvement plus rapide qu’attendu des taux souverains US affecte les marchés en ce tout début février. C’est de même ainsi, mais dans un sens positif, que la bonne publication de Dassault Systèmes, avec des résultats 2017 et une guidance 2018 supérieurs aux attentes et des commentaires sur la percée dans de nouveaux secteurs d’activité encourageants pour le long terme, a été saluée par une appréciation de 6,6 % malgré un PE déjà supérieur à 30.

Notre processus de gestion, avec son double niveau d’exigence sur la qualité des sociétés investies et sur leur niveau de valorisation, a fait ses preuves dans ce type de contexte. Les meilleures sociétés ont en effet tendance à moins décevoir, tandis que la mise en évidence de décotes ou de surcotes par rapport à la valeur intrinsèque fournit aux comités de gestion de nos fonds un outil de pilotage précieux en période de valorisations tendues.

Le mois de janvier aura au demeurant été un bon mois pour les compartiments de la SICAV Rouvier, puisque Rouvier Valeurs s’est apprécié de 3,1 % au regard d’un indice mondial MSCI World Net exprimé en euros en progression de 1,5 %, tandis que Rouvier Europe s’est particulièrement bien comporté avec un gain de 3,9 %, à comparer à 1,6 % pour l’indice MSCI Europe Net. Rouvier Patrimoine et Rouvier Évolution ont affiché des performances mensuelles de respectivement 0,5 % et 2,4 % en ligne avec leurs objectifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rapport mensuel