Avril 2018

Les publications d’activité des sociétés au premier trimestre fournissent pour la plupart, comme à l’accoutumée, un éclairage pertinent sur l’activité économique du début de cette année 2018.

Commençons par l’activité industrielle dont la demande de produits chimiques est un bon indicateur. À cet égard BASF fait état d’une croissance organique de 7 % par rapport au T1 2017, en retrait par rapport à l’année dernière (+8 % vs T1 2016), mais mieux qu’en 2016 (+3 % vs T1 2015). Cette progression est nettement plus forte dans les économies émergentes (+12 %) que dans les économies mûres (+3,5 %) et davantage soutenue par les prix (+5 %) que par les volumes (+2 %). BASF confirme son scénario macro-économique pour l’ensemble de l’année (+3 % pour le PIB mondial, dont +3,2 % pour l’industrie).

En ce qui concerne l’investissement, Schneider Electric témoigne d’une conjoncture favorable tant dans le bâtiment résidentiel, commercial ou industriel que dans l’industrie et les infrastructures, ce qui se traduit par une croissance organique de 6,2 % (3 % au T1 2017), dont +5 % dans la gestion de l’énergie et +9 % dans les automatismes.

La publication de Nestlé reflète, elle, bien les tendances de la grande consommation avec 2,6 % de croissance des volumes (dont 1,6 % en Amérique du Nord, 2,6 % en Europe et 3,9 % dans les émergents) et 0,2 % d’effet prix/mix (dont -0,4 % dans les économies mûres et +0,8 % dans les économies émergentes).

On notera enfin la croissance des volumes de fret maritime traités par Kuehne & Nagel : +5 % au premier trimestre, dans un marché en progression de 3 % (vs +4 % au T1 2017 et +1 % au T1 2016).

Dans ce contexte de croissance normalisée à un niveau légèrement inférieur à l’an dernier, les marchés d’actions se sont montrés au mois d’avril plus sensibles aux facteurs géopolitiques et aux considérations de taux et de changes qu’à l’environnement économique, avec un comportement nettement divergent des indices américain et européen. Aux États-Unis, la progression des taux 10 ans de 2,6 % à 2,9 % a limité la progression de l’indice S&P 500 à 0,26 %. En Europe, la progression contenue du Bund (0,56 % fin avril vs 0,5 % fin mars) et la détente de l’Euro par rapport au Dollar ont permis à l’indice Stoxx 600 de progresser de 3,8 % sur le mois.

Le positionnement qualitatif de nos fonds, générateur de sécurité et de performance dans la durée, peut être facteur de sous-performance conjoncturelle lorsque les marchés sont moins discriminants. Ce fut le cas au mois d’avril durant lequel les fonds actions Rouvier Valeurs et Rouvier Europe ont progressé de +1,7 % et +2,2 %, en deçà de leurs indices de référence. Le coût élevé des couvertures a également été défavorable à Rouvier Évolution, en repli de 0,2 % sur le mois. Le positionnement sécuritaire de Rouvier Patrimoine lui a en revanche permis de s’apprécier de 0,26 % dans le courant du mois tandis que l’indice de référence obligataire perdait du terrain.

 

Rapport mensuel